Tel: +31 68 50 21 030 | Mail: katanga.post243@gmail.com



CENCO : Échec arrangement particulier et pas de signature

CENCO

Voici les 4 points de divergences

Malgré l’espérance suscitée, il n’y a pas eu de signature sur l’arrangement particulier ce samedi 28 janvier, date butoir fixée par les évêques, pour sanctionner la fin des négociations directes débutées début décembre. Des divergences profondes demeurent entre Rassemblement et Majorité présidentielle. Les deux camps n’ont pas su trouver de consensus malgré la pression populaire et celle de la CENCO.

Ces divergences, au nombre de 4, portent sur le mode de désignation du Premier ministre, la répartition des postes ministériels notamment régaliens, le rôle de la CENCO dans la mise en œuvre de l’accord et enfin les délégués n’ont pas pu se mettre d’accord sur le chronogramme. Sur la désignation du chef de gouvernement, la majorité demande que 3 noms soient soumis au président Kabila pour nomination par le Rassemblement. Ne pas le faire serait imposer un premier ministre au président de la République, soutient le camp présidentiel.

Au Rassemblement ont brandi l’accord qui dit que le Premier ministre sera désigné par leur composante. C’est le dialogue des sourds. Sur la répartition des ministères, notamment régaliens, justice, affaires étrangères, intérieur et défense, la majorité les réserve à la discrétion du chef de l’État. Au Rassemblement, on ne l’entend pas de cette oreille. On exige le partage équitable de ces 4 ministères clé. Le blocage va au-delà de ces ministères car même la répartition des autres ministères importants comme finance, plan et autres n’a pas été bouclé. La question de qui prend quoi devra se poursuivre.

Autre point de blocage, le rôle que jouerait la Conférence épiscopale nationale du Congo pour la mise en œuvre de l’accord notamment au sein du Conseil National de Suivi de l’Accord (CNSA). Pour la majorité, le rôle de la CENCO doit s’arrêter après la signature de l’arrangement particulier. Pour jouer un quelconque rôle, il faut l’aval du président Kabila soutient la MP.

Enfin, dans ce cafouillage politique, aucun chronogramme n’a pu être établi. Un autre petit souci qui plombé la signature de l’arrangement particulier c’est la nomenclature des ministères. Cet échec politique si on devait en rester là, risque de replonger la RDC dans une crise encore plus grave. Mais l’espoir n’est pas complètement évanoui. Les évêques vont en voyage pour la suisse et reviennent dans une semaine. En attendant leur retour, ils espèrent que les divergences seront aplanies pour enfin permettre la Signature de l’arrangement particulier.

 

JOSEPH KAZADI et ÉLYSÉE ODIA

Journalistes