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Quand Mende interdit aux journalistes de lui poser des questions sur le cannibale Gedeon Kyungu

Mende ne changera jamais. A chaque fois qu'il organise une conférence de presse, le porte-parole du gouvernement s'arrange à ce que des questions qui les lèsent, ne lui soient pas posées. Ses services ont toujours veillé au grain quant à ce. Des journalistes présents lors de sa première conférence de presse de l'année 2017 du lundi 2 janvier, nous ont informé que Mende, via son conseiller en communication, a interdit aux journalistes de lui poser des questions en rapport avec le seigneur des guerres Gedeon Kyungu, récemment indemnisé par le pouvoir avec une somme colossale malgré ses tueries et massacres perpétrés au Katanga.

Bien que condamné à perpétuité et qu'il s'était évadé de la prison de Kasapa, ce criminel Gedeon Kyungu n'a jamais était inquiété. Jusqu'à ce qu'il recouvre sa liberté, il n'a jamais répondu de ses barbaries qualifiées de crime contre l'humanité. Bien au contraire, une fois libéré la Kabilie l'a soigné aux petits soins, en lui offrant une prestigieuse villa à la Lubumbashi, bien garnie avec des gardes. Et Mende, pour couvrir ce barbare, lors de sa conférence de presse aurait promu une prime aux journalistes pour que ces derniers ne lui posent pas des questions sur le criminel Gédéon Kyungu.

Il a toujours esquivé les questions qui lui ont toujours été difficiles à répondre dans ses conférences de presse. Il recourt à des pratiques non catholiques pour esquiver aux questions de ses interlocuteurs. Récemment, au cours d'une émission sur Congoweb avec la journaliste Barbara Nzimbi, Mende avait mis en garde celle-ci avant l'émission de lui poser des questions sur Moise Katumbi. Barbara Nzimbi avait fait fuit des mis en gardes de Mende. Pendant l'émission elle posa quand bien même la question à Mende sur l'imaginaire affaire sur Moise Katumbi.

A l'issue de l'émission Mende avait sévèrement sermonné Nzimbi en lui disant de ne plus l'appeler pour ses émissions. Comprenez que nous avons un porte-parole approprié pour les verbiages. Par ici, nous comprenons que la kabilie a fait du problème de Muyambo et Katumbi une affaire personnelle. Comment la Kabilie et Kabila pourraient -ils libérer Gedeon Kyungu, un tueur, cannibale en maintenant illégalement Muyambo en prison et Katumbi en exil forcé. Qui de Gédeon Kyungu, Muyambo et Katumbi mérite la liberté? C'est idem pour le cas Diomi. Mende avait dit lors d'une conférence de presse que le cas Diomi est un cas de conscience. Qui de ce cas, de Gedeon Kyungu, un mangeur de la chaire humaine revêt-il d'un cas de conscience? Dans le même ordre d'idées, M. Evoloko, condamné pour viol sur mineur, a été libéré par Olive Lembe avec fanfare. Lequel de ce cas est réellement de conscience publique?

 

SISCO MAYALA

Journaliste d'investigation et indépendant